Informations légales

Conditions Générales de Vente

Applicables aux prestations de développement web, d'hébergement et de maintenance.

Dernière mise à jour : 13/10/2026

Article 1 — Objet et champ d'application

Les présentes Conditions Générales de Vente (CGV) régissent les relations contractuelles entre la société AMIS WEB, SARL (société à responsabilité limitée) en cours d'immatriculation, au capital de 500 €, dont le siège est situé 57 rue Aragon, 60110 Méru, représentée par Pierre Terrade, gérant (ci-après « le Prestataire »), et toute personne physique ou morale souhaitant bénéficier de ses services (ci-après « le Client »).

Elles s'appliquent à l'ensemble des prestations : création de sites internet, développement d'applications web et d'applications internes (PWA), refonte, optimisation, hébergement, maintenance, formation et toute prestation annexe.

Toute commande implique l'acceptation sans réserve des présentes CGV, qui prévalent sur toutes conditions d'achat du Client, sauf accord écrit contraire.

Base légale

D'après l'article 1102 du Code civil : « Chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi. » Les présentes CGV relèvent de cette liberté contractuelle.

D'après l'article L441-1 du Code de commerce, les conditions générales de vente constituent « le socle unique de la négociation commerciale » — ce qui fonde leur primauté sur les conditions d'achat du Client professionnel.

Article 2 — Devis et formation du contrat

Conformément à l'article L111-1 du Code de la consommation, chaque prestation fait l'objet d'un devis écrit, gratuit et détaillé, précisant le périmètre, les livrables, les délais et le prix.

Le devis est valable 30 jours à compter de sa date d'émission. Le contrat est formé à la réception du devis daté, signé et accompagné de la mention « Bon pour accord », ainsi que du versement de l'acompte prévu à l'article 4.

Toute demande sortant du périmètre défini au devis fait l'objet d'un avenant chiffré, soumis à l'accord écrit du Client avant réalisation.

Base légale

D'après l'article L111-1 du Code de la consommation, le professionnel doit communiquer au consommateur, avant la conclusion du contrat, les caractéristiques essentielles du service, son prix, la date ou le délai d'exécution et son identité. Le devis écrit et détaillé remplit cette obligation.

D'après les articles 1113 et 1114 du Code civil, le contrat est formé par la rencontre d'une offre et d'une acceptation. La mention « Bon pour accord » et le versement de l'acompte matérialisent cette acceptation.

Article 3 — Tarifs

Les prix sont exprimés en euros et hors taxes. La TVA au taux en vigueur (20 %) s'y ajoute et figure sur le devis et la facture.

Les tarifs affichés sur le site sont indicatifs et ne constituent pas une offre contractuelle. Seul le prix figurant au devis signé fait foi.

Les frais annexes engagés pour le compte du Client (nom de domaine, hébergement, licences, polices, banques d'images, services tiers) sont refacturés à l'euro près ou intégrés au devis lorsqu'ils sont connus à l'avance.

Base légale

D'après l'article 278 du Code général des impôts : le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20 %.

D'après l'article 1163 du Code civil, la prestation doit être « possible et déterminée ou déterminable ». C'est pourquoi seul le prix figurant au devis signé fait foi, et non les tarifs indicatifs affichés sur le site.

Article 4 — Modalités de paiement

4.1 — Prestations ponctuelles (projets)

Les prestations ponctuelles se règlent par virement bancaire. Sauf mention contraire au devis, les factures sont payables à 30 jours à compter de leur date d'émission.

4.2 — Prestations récurrentes (hébergement, maintenance)

Les prestations récurrentes sont facturées d'avance, mensuellement ou annuellement selon le devis, et réglées par prélèvement SEPA.

Le règlement par virement bancaire reste possible pour les prestations récurrentes, sur demande écrite du Client et mention au devis.

Base légale

La répartition acompte / solde relève de la liberté contractuelle : d'après l'article 1103 du Code civil, « les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits ». Aucun texte n'impose de pourcentage.

D'après l'article L133-25 du Code monétaire et financier, le payeur peut obtenir le remboursement d'un prélèvement autorisé s'il en fait la demande dans les huit semaines suivant la date de débit. D'après l'article L133-24 du même code, une opération non autorisée doit être signalée au plus tard treize mois après le débit, sous peine de forclusion.

Le mandat, la référence unique de mandat (RUM) et la pré-notification relèvent du règlement (UE) n° 260/2012 et des règles interbancaires du SEPA Direct Debit Rulebook, qui fixent la pré-notification à quatorze jours calendaires avant l'échéance, sauf délai différent convenu au mandat.

Exception : d'après l'article L221-10 du Code de la consommation, aucun paiement ne peut être reçu pendant sept jours sur un contrat conclu hors établissement avec un consommateur (voir article 19).

Article 5 — Retard de paiement

Conformément aux articles L441-10 et D441-5 du Code de commerce, tout retard de paiement entraîne de plein droit, sans mise en demeure préalable :

En cas de retard supérieur à 30 jours, le Prestataire se réserve le droit de suspendre les prestations en cours, ainsi que l'accès au site ou à l'application hébergée, après notification écrite restée sans effet pendant 8 jours.

Base légale

D'après l'article L441-10 II du Code de commerce, les pénalités de retard sont exigibles « sans qu'un rappel soit nécessaire », à un taux qui ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal.

D'après l'article D441-5 du Code de commerce, l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est fixée à 40 €, due de plein droit pour chaque facture payée en retard.

Article 6 — Obligations du Client

En application de l'obligation d'exécution de bonne foi posée par l'article 1104 du Code civil, le Client s'engage à fournir, dans les délais convenus, l'ensemble des éléments nécessaires à la réalisation du projet : textes, images, logos, chartes graphiques, accès techniques, informations légales.

Le Client garantit détenir les droits d'exploitation sur tous les éléments qu'il transmet et garantit le Prestataire contre tout recours de tiers à ce titre.

Le Client désigne un interlocuteur unique habilité à valider les étapes du projet. Toute absence de réponse ou de validation pendant plus de 30 jours consécutifs suspend les délais et peut entraîner la facturation de l'état d'avancement.

Base légale

D'après l'article 1104 du Code civil : « Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d'ordre public. » C'est le fondement de l'obligation de collaboration du Client.

Article 7 — Obligations du Prestataire

Au sens de l'article 1231-1 du Code civil, le Prestataire est tenu à une obligation de moyens et non de résultat. Il s'engage à mettre en œuvre les compétences et diligences nécessaires à la bonne réalisation de la prestation, dans le respect des règles de l'art et des standards du web.

Il s'engage à informer le Client de toute difficulté susceptible d'affecter les délais ou le périmètre convenus.

Base légale

D'après l'article 1231-1 du Code civil, le débiteur est condamné au paiement de dommages et intérêts à raison de l'inexécution de l'obligation ou du retard dans son exécution, sauf force majeure.

La distinction entre obligation de moyens et obligation de résultat est d'origine jurisprudentielle. Sa portée est probatoire : en obligation de moyens, il revient au Client de démontrer un manquement du Prestataire.

Article 8 — Délais de livraison

Les délais indiqués au devis courent à compter de la réception de l'acompte et de l'ensemble des éléments nécessaires fournis par le Client.

Ils sont donnés à titre indicatif et sont automatiquement prolongés en cas de retard de fourniture des éléments par le Client, de demandes de modification hors périmètre, ou de force majeure au sens de l'article 1218 du Code civil (article 18 des présentes).

Base légale

D'après l'article 1218 du Code civil, la force majeure suspend l'exécution des obligations (voir article 18).

D'après l'article L216-1 du Code de la consommation, à défaut d'indication de délai, le professionnel exécute la prestation au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. Les délais figurant au devis y dérogent valablement.

Article 9 — Validation, retours et corrections

Le devis inclut deux séries de retours et corrections sur les livrables présentés. Une série de retours doit être transmise de manière groupée et écrite.

Au-delà, les modifications sont facturées 35 € HT de l'heure, après accord écrit du Client sur le volume estimé.

À défaut de retour du Client dans un délai de 15 jours suivant la présentation d'un livrable, celui-ci est réputé accepté pour la poursuite des travaux.

Base légale

Le nombre de séries de retours, le tarif horaire et le délai d'acceptation tacite relèvent de la liberté contractuelle (article 1102 du Code civil). Aucun texte ne les impose : ils s'appliquent parce que le Client les accepte au devis.

Article 10 — Livraison et recette

La livraison comprend la mise en ligne, la remise des accès (serveur, base de données, nom de domaine), le code source, la documentation technique et les tutoriels d'utilisation convenus au devis.

Le Client dispose de 30 jours à compter de la livraison pour signaler par écrit toute non-conformité au périmètre défini au devis. Passé ce délai, la prestation est réputée acceptée au titre de la recette contractuelle.

Cette acceptation s'entend sans préjudice de la garantie prévue à l'article 13 ni des garanties légales dont bénéficie le Client, notamment, pour le Client consommateur, la garantie légale de conformité et la garantie des vices cachés des articles 1641 et suivants du Code civil.

Base légale

Le délai de recette de trente jours est contractuel. Il ne peut toutefois pas écarter les garanties légales :

D'après l'article 1641 du Code civil, le vendeur est tenu de la garantie des défauts cachés qui rendent la chose impropre à son usage ; d'après l'article 1648, l'action se prescrit par deux ans à compter de la découverte du vice.

D'après l'article L217-3 du Code de la consommation, le professionnel répond des défauts de conformité pendant deux ans à l'égard d'un consommateur. D'après l'article L241-5, toute clause qui écarte ou limite ces garanties est réputée non écrite.

Article 11 — Propriété intellectuelle

Conformément à l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle, la cession des droits d'exploitation sur les développements réalisés spécifiquement pour le Client intervient au paiement intégral du prix. Jusqu'à complet règlement, le Prestataire demeure propriétaire des livrables.

Après paiement, le Client dispose des droits de reproduction, de représentation et d'adaptation sur les développements sur mesure, pour la durée légale de protection et pour le monde entier.

Sont expressément exclus de cette cession : les bibliothèques, frameworks et composants tiers, qui restent soumis à leurs licences respectives ; ainsi que le savoir-faire, les méthodes et les composants génériques réutilisables du Prestataire, sur lesquels le Client bénéficie d'un droit d'usage non exclusif et illimité dans le cadre du projet livré.

Sauf refus écrit du Client, le Prestataire se réserve le droit de mentionner le projet et d'en présenter des captures dans ses références commerciales.

Base légale

D'après l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle, la transmission des droits d'auteur est subordonnée à la mention distincte de chaque droit cédé, et « le domaine d'exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée ». C'est la raison d'être des mentions « reproduction, représentation et adaptation », « pour le monde entier » et « pour la durée légale de protection » : sans elles, la cession serait nulle.

D'après l'article L131-1 du même code, la cession globale des œuvres futures est nulle — la cession intervient donc projet par projet.

Article 12 — Hébergement et maintenance

Les prestations d'hébergement et de maintenance font l'objet d'un abonnement distinct, sans engagement de durée, résiliable par l'une ou l'autre partie moyennant un préavis écrit de 30 jours.

En cas de résiliation d'un abonnement réglé annuellement d'avance, les mois entiers non consommés à compter de la fin du préavis sont remboursés au prorata. Le mois en cours reste dû en totalité.

Durée minimale. Certaines offres comportent une durée minimale d'engagement, expressément indiquée au devis avec sa durée et son tarif. Dans ce cas, la résiliation ne peut prendre effet avant le terme de cette durée : les mensualités restant à courir jusqu'à ce terme demeurent exigibles. À l'issue de la durée minimale, l'abonnement se poursuit sans engagement, au tarif indiqué au devis, et redevient résiliable dans les conditions du premier alinéa.

Le Prestataire s'engage à des sauvegardes régulières et à la mise à jour des composants de sécurité. Il ne peut être tenu responsable des interruptions imputables à l'hébergeur tiers, à une attaque informatique ou à une modification effectuée par le Client ou un tiers.

En cas de résiliation, le Prestataire remet au Client, dans un délai de 15 jours suivant la fin du préavis, l'intégralité de ses données (export exploitable de la base de données et des fichiers) ainsi que ses accès. Une assistance à la migration de 2 heures est incluse ; au-delà, elle est facturée au tarif horaire prévu à l'article 9, après accord écrit du Client.

Base légale

La durée du préavis, le remboursement au prorata et le volume d'assistance à la migration relèvent de la liberté contractuelle (article 1102 du Code civil).

D'après l'article 28.3 g) du RGPD, le sous-traitant doit, au terme de la prestation, supprimer ou renvoyer au responsable de traitement l'ensemble des données à caractère personnel — ce qui fonde la remise intégrale des données à la résiliation.

La durée minimale d'engagement relève également de la liberté contractuelle, sous réserve d'être portée à la connaissance du Client avant la conclusion du contrat (article L111-1 du Code de la consommation pour le Client consommateur), ce qui impose de la faire figurer au devis et non dans les seules présentes conditions.

Pour un Client consommateur, l'article L215-1 du Code de la consommation impose au professionnel d'informer le consommateur, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme, de la possibilité de ne pas reconduire un contrat à durée déterminée assorti d'une reconduction tacite. À l'issue de la durée minimale, le présent abonnement se poursuit sans engagement et non pour une nouvelle période déterminée.

Article 13 — Garantie

Le Prestataire garantit, pendant 3 mois à compter de la livraison, la correction gratuite de toute non-conformité du livrable au périmètre défini au devis, ainsi que des anomalies empêchant son utilisation normale.

Sont exclus de cette garantie : les évolutions et ajouts de fonctionnalités, les anomalies résultant d'une modification effectuée par le Client ou par un tiers, d'une utilisation contraire à la documentation remise, d'un changement d'environnement technique non prévu au devis, ou d'une défaillance d'un service tiers.

Cette garantie contractuelle est accordée sans préjudice des garanties légales dont bénéficie le Client, qui demeurent applicables dans les conditions et pour les durées prévues par la loi.

Base légale

Cette garantie est contractuelle : elle est accordée volontairement par le Prestataire, aucun texte ne l'impose. Sa fonction est de délimiter ce qui est corrigé sans frais.

Elle ne peut pas se substituer aux garanties légales : d'après l'article L217-3 du Code de la consommation (conformité, deux ans) et l'article 1641 du Code civil (vices cachés), le Client consommateur conserve ses recours. D'après l'article L241-5 du Code de la consommation, toute stipulation contraire serait réputée non écrite.

Article 14 — Responsabilité

La responsabilité du Prestataire, toutes causes confondues, est limitée au montant total hors taxes effectivement payé par le Client au titre de la prestation concernée.

Conformément à l'article 1231-4 du Code civil, seuls les dommages directs et prévisibles sont réparables : le Prestataire ne saurait être tenu responsable des dommages indirects tels que perte de chiffre d'affaires, perte de clientèle, perte d'exploitation ou atteinte à l'image.

Cette limitation ne s'applique ni en cas de faute lourde ou dolosive, ni dans les cas où la loi l'écarte, notamment au titre des articles 1170 et 1231-3 du Code civil.

Il appartient au Client de conserver ses propres sauvegardes des contenus et données qu'il exploite.

Base légale

D'après l'article 1231-4 du Code civil, les dommages et intérêts ne comprennent que « ce qui est une suite immédiate et directe de l'inexécution » — fondement de l'exclusion des dommages indirects.

D'après l'article 1231-3 du Code civil, le débiteur n'est tenu que des dommages prévus ou prévisibles lors de la conclusion du contrat, sauf faute lourde ou dolosive.

D'après l'article 1170 du Code civil : « Toute clause qui prive de sa substance l'obligation essentielle du débiteur est réputée non écrite. » Le plafond de responsabilité trouve ici sa limite.

D'après l'article R212-1 6° du Code de la consommation, est présumée abusive de manière irréfragable la clause qui supprime ou réduit le droit à réparation d'un consommateur : cette limitation n'est pas opposable à un Client consommateur.

Article 15 — Confidentialité

Chaque partie s'engage à garder strictement confidentielles les informations, documents et données de toute nature communiqués par l'autre partie dans le cadre du projet, et ce pendant la durée du contrat et les 3 années suivant son terme.

Base légale

L'obligation de confidentialité et sa durée relèvent de la liberté contractuelle (article 1102 du Code civil).

D'après l'article L151-1 du Code de commerce, une information non généralement connue, ayant une valeur commerciale de ce fait, et protégée par des mesures raisonnables, est protégée au titre du secret des affaires — indépendamment de la présente clause.

Article 16 — Données personnelles

Le traitement des données personnelles est décrit dans la politique de confidentialité. Lorsque le Prestataire accède, dans le cadre de sa mission, à des données personnelles dont le Client est responsable de traitement, il agit en qualité de sous-traitant au sens de l'article 28 du RGPD. Un contrat de sous-traitance conforme est signé sur demande. À la fin de la mission, le Prestataire supprime ou restitue au Client, selon le choix de ce dernier, les données personnelles concernées dans un délai de 30 jours, sous réserve des obligations légales de conservation.

Base légale

D'après l'article 28.3 du RGPD, le traitement effectué par un sous-traitant doit être régi par un contrat définissant l'objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, le type de données et les catégories de personnes concernées, ainsi que les obligations et droits du responsable de traitement.

D'après l'article 28.1, le responsable de traitement ne peut faire appel qu'à des sous-traitants présentant « des garanties suffisantes ».

Article 17 — Résiliation

Conformément aux articles 1224 et 1225 du Code civil, la présente clause résolutoire s'applique en cas d'inexécution de l'un des engagements suivants, limitativement énumérés :

Manquements imputables au Client :

Manquements imputables au Prestataire :

La résolution est subordonnée à une mise en demeure adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, mentionnant expressément la présente clause résolutoire, restée sans effet pendant 15 jours. À défaut de mise en œuvre de la présente clause, chaque partie conserve la faculté de demander la résolution du contrat dans les conditions de droit commun prévues à l'article 1224 du Code civil.

En cas de résiliation à l'initiative du Client, les travaux réalisés à la date de résiliation restent dus au prorata de leur avancement, et l'acompte versé demeure acquis au Prestataire.

Base légale

D'après l'article 1224 du Code civil, la résolution résulte soit de l'application d'une clause résolutoire, soit d'une notification du créancier, soit d'une décision de justice.

D'après l'article 1225 du Code civil, la clause résolutoire « précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat », et la résolution est subordonnée à une mise en demeure mentionnant expressément la clause résolutoire. C'est la raison pour laquelle les manquements sont énumérés limitativement ci-dessus : une clause rédigée en termes généraux (« tout manquement grave ») est privée d'effet.

D'après l'article 1229 du Code civil, lorsque les prestations échangées ont trouvé leur utilité au fur et à mesure de l'exécution, il n'y a pas lieu à restitution pour la période antérieure — ce qui fonde le paiement au prorata de l'avancement.

Article 18 — Force majeure

Aucune partie ne peut être tenue responsable d'un manquement résultant d'un cas de force majeure au sens de l'article 1218 du Code civil. Les obligations sont suspendues pendant la durée de l'événement ; si celui-ci excède 2 mois, chaque partie peut résilier le contrat sans indemnité.

Base légale

D'après l'article 1218 du Code civil : « Il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu'un événement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, empêche l'exécution de son obligation par le débiteur. »

Article 19 — Droit de rétractation (clients particuliers)

Conformément aux articles L221-18 et suivants du Code de la consommation, le Client consommateur dispose d'un délai de 14 jours à compter de la conclusion du contrat pour exercer son droit de rétractation, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter de frais.

Ce délai s'applique aux contrats conclus à distance (échanges par email, téléphone, visioconférence ou formulaire en ligne) ainsi qu'aux contrats conclus hors établissement, c'est-à-dire signés en la présence physique des parties dans un lieu qui n'est pas celui où le Prestataire exerce habituellement son activité — notamment dans les locaux du Client. Les contrats conclus entre professionnels ne sont pas concernés par ce droit.

Conformément à l'article L221-25 du Code de la consommation, si le Client demande expressément l'exécution de la prestation avant l'expiration de ce délai, il reste redevable du montant correspondant au service fourni jusqu'à la communication de sa rétractation. En application de l'article L221-28 1° du même code, le Client reconnaît perdre son droit de rétractation une fois la prestation pleinement exécutée, dès lors que cette exécution a commencé avec son accord préalable exprès et qu'il a renoncé expressément à son droit de rétractation.

Pour les contrats conclus hors établissement avec un Client consommateur, l'article L221-10 du Code de la consommation interdit au Prestataire de recevoir tout paiement avant l'expiration d'un délai de 7 jours à compter de la conclusion du contrat. L'acompte prévu à l'article 4.1 est alors exigible à l'issue de ce délai.

La rétractation s'exerce par écrit à amis.devweb@outlook.fr, par une déclaration dénuée d'ambiguïté, ou au moyen du formulaire type de rétractation mis à disposition conformément à l'article L221-9 du Code de la consommation.

Base légale

D'après l'article L221-18 du Code de la consommation, le consommateur dispose de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d'un contrat conclu à distance ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision.

D'après l'article L221-1 I 2° du même code, un contrat hors établissement est celui conclu « en la présence physique simultanée des parties, dans un lieu qui n'est pas celui où le professionnel exerce son activité ». Un contrat signé dans l'établissement du Prestataire n'ouvre aucun droit de rétractation, et il n'existe aucun délai de sept jours de rétractation en droit français.

D'après l'article L221-10, le professionnel ne peut recevoir aucun paiement avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion d'un contrat hors établissement.

D'après l'article L221-25, le consommateur ayant demandé l'exécution anticipée verse un montant proportionné au service fourni. D'après l'article L221-28 1°, le droit de rétractation s'éteint pour un service pleinement exécuté dont l'exécution a commencé avec l'accord préalable exprès du consommateur et son renoncement exprès à ce droit — les deux conditions sont cumulatives.

D'après l'article L221-9, un exemplaire du contrat accompagné du formulaire type de rétractation doit être remis au consommateur sur papier ou support durable.

Article 20 — Médiation de la consommation

Conformément à l'article L612-1 du Code de la consommation, le Client consommateur peut recourir gratuitement, après réclamation écrite préalable auprès du Prestataire, au service de médiation suivant :

Médiateur de la consommation en cours de désignation (société en cours d'immatriculation). Ses coordonnées seront communiquées ici et dans chaque devis.

Base légale

D'après l'article L612-1 du Code de la consommation : « Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l'oppose à un professionnel. »

D'après l'article L616-1, le professionnel communique au consommateur les coordonnées du ou des médiateurs dont il relève. D'après l'article L641-1, le manquement à cette obligation est passible d'une amende administrative.

La plateforme européenne de règlement en ligne des litiges a été supprimée par le règlement (UE) 2024/3228, avec cessation effective au 20 juillet 2025 : elle n'est donc plus mentionnée.

Article 21 — Droit applicable et litiges

Les présentes CGV sont soumises au droit français.

En cas de litige, les parties s'engagent à rechercher une solution amiable avant toute action judiciaire.

À défaut d'accord, et dans les seules limites autorisées par l'article 48 du Code de procédure civile, compétence est attribuée aux tribunaux du ressort du siège du Prestataire, nonobstant pluralité de défendeurs ou appel en garantie. Cette clause ne s'applique pas aux Clients consommateurs, pour lesquels les règles légales de compétence prévues aux articles R631-3 du Code de la consommation et 42 et suivants du Code de procédure civile demeurent applicables.

Base légale

D'après l'article 3 du règlement (CE) n° 593/2008 (Rome I), le contrat est régi par la loi choisie par les parties.

D'après l'article 48 du Code de procédure civile, toute clause qui déroge aux règles de compétence territoriale est réputée non écrite à moins qu'elle n'ait été convenue « entre des personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant » et spécifiée de façon très apparente. Elle ne joue donc pas avec un Client qui n'a pas cette qualité (profession libérale, association) : s'appliquent alors les règles de l'article 42 du Code de procédure civile — juridiction du lieu où demeure le défendeur.

D'après l'article R631-3 du Code de la consommation, le consommateur peut saisir, à son choix, la juridiction du lieu où il demeurait lors de la conclusion du contrat.